Vieillir chez moi, c’est gagnant !

Mûres et inspirantes

Pauline Gervais et Irène Désilets, deux amies et anciennes collègues de travail du temps où les établissements du réseau de la santé étaient situés dans les communautés qu’ils desservaient. Ces derniers relevaient alors chacun d’un conseil d’administration autonome dont les membres représentaient des organismes du milieu et les différentes clientèles à rejoindre. Elles ont travaillé toutes deux à l’organisation des services aux personnes en perte d’autonomie, et dans le cas de Pauline, à l’élaboration du projet d’assurance autonomie.

Aujourd’hui, elles se désolent de constater le dysfonctionnement de notre système de santé, en particulier dans les services aux personnes âgées, dysfonctionnement que la pandémie en cours met en lumière jour après jour. Puisqu’elles sont entrées de plain-pied dans la catégorie d’âge des 65 ans et plus, elles lancent ce cri du cœur : S’il vous plaît, permettez-nous de vieillir chez nous, dans notre communauté !

Les raisons de vouloir vieillir chez soi sont nombreuses et bien documentées. Ce désir s’est accentué depuis que la pandémie de la Covid 19 a révélé au grand jour les problèmes vécus dans les CHSLD.

  • On se sent plus en sécurité dans sa maison entourés des membres et des services de sa communauté. Il est par ailleurs plus facile pour les familles de se réunir autour d’un repas ou d’une fête dans un domicile.

  • En regard de la sécurité, on réalise que les personnes âgées à domicile ont été relativement épargnées par la pandémie. Elles représenteraient moins de 10 % des personnes âgées décédées.

  • La vie autonome ou semi-autonome à domicile avec des services de soutien retarde l’aggravation de la perte d’autonomie. C’est du moins ce que nous avons pu observer durant nos années de pratique.

  • Des services à domicile, même de faible intensité, diminuent la pression sur le système de santé avec un recours moins élevé aux urgences et une moins grande utilisation des lits d’hôpitaux (Zubieta, L. et Cool).

  • Il en coûte moins cher à l’État de soutenir une personne à domicile que dans un CHSLD soit 30 000 $ contre 80 000 $ (Francis Vailles, La Presse, 18 avril 2020). C’est sans compter l’implication des proches qui peut également faire une différence dans les coûts.

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